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Régulation de l’Internet au Sénégal: “Jonction” dénonce un refus de l’Etat à l’accès à certaines informations

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L’Etat du Sénégal n’est ni dans la restriction ni dans la régulation, mais plutôt dans le refus de procéder à l’accès de certaines informations. Tel est l’avis du président de JONCTION, Babacar Diop, une association qui travaille sur les questions des droits numériques, de données personnelles, de la cybercriminalité entre autres.

« Je pense que c’est toute la problématique. Et l’organisation institutionnelle est programmé ainsi. De ce fait, le problème de régulation se pose par rapport à l’Etat. Et si ce dernier ne livre pas une information vraie c’est sûr que c’est la rumeur », a fait savoir le juriste de formation, jeudi, en marge d’un atelier organisé, dans le cadre du Forum internet en Afrique (FIFA21) en partenariat avec CIPESA, dont le thème s’articulait autour de la « régulation des TICS et le droit à l’accès à l’information ». Prenant l’exemple du Train express régional (TER), où l’Etat du Sénégal a donné pas mal de dates pour le démarrage de ses services.

Ce qu’il faut, selon Babacar Diop, est que l’Etat doit faire un « effort pour permettre au citoyen et à la presse d’accéder à l’information vraie. »

A la question à savoir pourquoi la régulation des Tics ? Le sieur Babacar Diop d’indiquer qu’au Sénégal les lois sur la technologie « sont obsolètes». D’ailleurs, un plaidoyer de l’avant-projet de loi a été fait par JONCTION au gouvernement du Sénégal.

« Il faut une mise à jour de certaines lois et une abrogation d’autres. Et surtout prendre en compte l’évolution. Parce que de 2008 à 2021, beaucoup de choses se sont passées, la technologie s’est développée raison pour laquelle nous voulions explorer cette thématique. Et pour voir quel est le rapport entre la régulation de l’internet et le droit de l’accès à l’information », a-t-il expliqué.

« Justement un avant-projet de loi a été remis au Secrétaire général du gouvernement. Maintenant, c’est au gouvernement d’étudier cet avant-projet de loi et de le soumettre à l’Assemblée nationale », renseigne monsieur Diop. Qui, appelle dans le même sillage, l’Etat du Sénégal à ce que tous les partis se réunissent dans un processus de réflexion.

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